REGARDS SUR ... POUR DEVELOPPER SA CARRIERE : |
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Développer sa carrière ne se fait plus de la même façon aujourd'hui qu'hier. Moins linéaire, moins acquis, le développement de carrière dépend de plus en plus des contraintes du monde économique qui nous entoure. Pourtant, de nombreux outils existent aujourd'hui pour accompagner le développement professionnel des salariés, mais aussi sécuriser les parcours. Cet espace est conçu pour inviter les salariés à investir leur parcours et à utiliser au mieux les outils dont ils disposent pour développer et orienter leur carrière au plus près de leurs motivations. Développement de carrière : le bilan de compétences, une aide pour sécuriser son parcours professionnelLa question de son devenir professionnel ne se pose plus en termes de choix d'un métier pour la vie entière. Les textes officiels eux-mêmes, nous incitent à réfléchir à « l'orientation tout au long de la vie ». Le législateur a d'ailleurs mis en place des « outils », destinés à accompagner les salariés dans leurs incertitudes, leurs doutes, leur remise en question, leurs ruptures de carrière. De tous les outils disponibles, le bilan de compétences est sans doute l'un des plus efficaces pour assurer une sécurisation des parcours. Dans son rapport au Conseil Economique et Social sur « La sécurisation des parcours professionnels », Edith Arnoult-Brill (1) explique bien comment cette sécurisation des parcours professionnels « doit conduire à ce que chacun dispose des moyens lui permettant d'anticiper sa vie professionnelle et, partant, d'en faire un parcours maîtrisé ». Pour elle, l'enjeu n'est pas seulement « la réparation de situations de rupture de contrat de travail, mais bien la globalité des situations professionnelles, inscrites dans un parcours de vie ». Dès lors, insiste t-elle, « il convient de placer la personne au cœur de la réflexion, en déroulant les différentes étapes de sa trajectoire de vie professionnelle ». Tel est, précisément, l'un des rôles essentiels du bilan de compétences. En effet, et malgré sa terminologie, le bilan de compétences se situe moins dans le passé que dans une perspective d'avenir. Il n'évalue pas le « passé » des compétences ; il organise leur mise en mouvement. De même, il apporte moins une aide ponctuelle ou une réponse de circonstance qu'une « formation » à la réflexion et aux choix qui se présentent, en permanence, dans une vie professionnelle. L'étude réalisée par le BIOP sur « Le bilan de compétences : un outil phare dans la sécurisation des parcours professionnels » le démontre clairement. Le projet comme réponse à l'impermanence des carrièresDésormais, le bilan de compétences a donc vocation à aider les salariés à s'adapter à l'insécurité professionnelle et même à y voir une opportunité d'infléchir le cours d'un mouvement qui ne conviendrait plus. En ce sens, il est devenu autant une aide au cheminement qu'un outil opérationnel destiné, notamment, à construire un projet, à envisager un plan B, à élaborer une feuille de route. Avoir un projet professionnel constitue un atout considérable. Un projet permet de sortir des situations de pur opportunisme qui, certes, aident à continuer d'avancer lorsqu'on ne sait pas où aller, mais qui, immanquablement, donnent le sentiment de ne pas décider pour sa vie, d'être choisi plutôt que de choisir, de se laisser entraîner, avec son consentement plus ou moins éclairé. Un porteur de projets ne se place pas en position de demande ; il fait une offre de service, et se placer en situation d'offre, modifie le rapport de forces. Par la capacité qu'il procure, de réfléchir sur son agir professionnel, le bilan de compétences a bien des effets durables sur les trajectoires de carrière et plus largement de vie. Renforcé par la possibilité qu'offre la loi de réaliser un bilan tous les cinq ans, Il apporte une contribution majeure à la sécurisation des parcours. (1) Le 7 avril 2006, le Bureau du Conseil Economique et Social a confié à la section du travail, la réparation d'un rapport et d'un projet d'avis sur « La sécurisation des parcours professionnels ». La section a désigné Mme Edith Arnoult-Brill comme rapporteure.
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